Paludisme : démarrage des 4ᵉ et 5ᵉ cycles de la CPS
Le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) poursuit la mise en œuvre de la Chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS), une stratégie de prévention à fort impact destinée aux enfants âgés de 3 à 59 mois. Les 15, 16 et 17 octobre 2026, cette campagne se poursuivra dans plusieurs régions sanitaires du Togo, avec le lancement du quatrième cycle dans la région des Savanes et du cinquième et dernier cycle dans les régions sanitaires de la Kara et de la Centrale, ainsi que dans les districts sanitaires d’Anié, d’Ogou, de l’Est-Mono et d’Amou, dans la région des Plateaux.
Durant ces trois jours, les enfants éligibles bénéficieront gratuitement d’un traitement préventif à base de la Sulfadoxine-pyriméthamine (SP) et de l’Amodiaquine (AQ), une association médicamenteuse communément appelée SPAQ.

Un traitement préventif administré sur trois jours
Pour assurer une protection optimale contre le paludisme, le traitement de la SPAQ doit être administré conformément au schéma recommandé :
- Jour 1 : administration de la Sulfadoxine-pyriméthamine (SP) associée à l’Amodiaquine (AQ), sous la supervision des distributeurs communautaires ;
- Jour 2 : administration de l’Amodiaquine (AQ) par le parent ou le tuteur de l’enfant, conformément aux instructions reçues ;
- Jour 3 : administration de la dernière dose d’Amodiaquine (AQ) par le parent ou le tuteur.
Le respect de ce schéma thérapeutique est essentiel pour garantir l’efficacité de la chimioprévention.

Une protection de 28 jours contre le paludisme
L’administration de la SPAQ dans le cadre de la CPS permet de réduire le risque de paludisme pendant une période d’environ 28 jours chez les enfants ciblés. Cette protection contribue à prévenir les épisodes de paludisme et à réduire le risque de complications graves durant la saison de forte transmission.
La CPS, un moyen de prévenir les complications et les dépenses de santé
La Chimioprévention du paludisme saisonnier constitue un levier important dans la lutte contre cette maladie, particulièrement chez les jeunes enfants, qui sont plus vulnérables aux formes graves. En réduisant le risque de contracter le paludisme, cette intervention contribue à prévenir les complications, à limiter les hospitalisations et à réduire les dépenses supplémentaires que peuvent occasionner les formes graves de la maladie. Celles-ci peuvent notamment nécessiter des soins intensifs, des transfusions sanguines et une prise en charge prolongée.
Au-delà des coûts financiers liés au paludisme, la CPS représente reste une mesure préventive essentielle pour préserver la santé des enfants et alléger la charge que la maladie fait peser sur les ménages.


Implication des parents pour une réussite de la campagne
La réussite de cette campagne repose sur la mobilisation de tous. Les parents et les tuteurs sont invités à accueillir les distributeurs communautaires, à faciliter l’administration du traitement aux enfants éligibles et à respecter scrupuleusement les consignes données par les agents distributeurs. Le PNLP convie l’ensemble des acteurs à se mobiliser à travers cette campagne pour protéger les enfants contre le paludisme et contribuer à réduire durablement la morbidité et la mortalité liées à cette maladie au Togo.