CPS: les données des 2e et 3e cycles passées au crible
Un contrôle de qualité pour mieux protéger les enfants contre le paludisme
Du 7 au 10 septembre 2026, les équipes du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), des régions, des districts et des formations sanitaires se sont mobilisées dans les districts cibles de la CPS pour analyser et valider les données des deuxième (région des Savanes) et troisième (régions Kara, Centrale et Plateaux) cycles de la Chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS). La CPS cible les enfants de 3 à 59 mois pendant la période de forte transmission du paludisme. Elle consiste à leur administrer une combinaison de sulfadoxine-pyriméthamine et d’amodiaquine (SPAQ) pour prévenir le paludisme chez les enfants cibles.
Organisées à la fin de chaque cycle dans les districts de mise en œuvre, ces réunions de synthèses permettent d’analyser les performances programmatiques et la gestion des produits de santé. Les incohérences et les données aberrantes issues de la mise en œuvre ont été corrigées en vue d’assurer une meilleure qualité des données nécessaire à la prise des décisions. Ces synthèses ont été l’occasion de prendre des dispositions pour améliorer les prochains cycles. 
Des performances encourageantes
Dans les 23 districts concernés, les séances de synthèse ont montré que les performances enregistrées présentent un niveau satisfaisant avec des couvertures des enfants cibles atteignant près de 90% dans les régions et plus de 600 cas de paludisme chez les enfants ont été notifiés et pris charge par les distributeurs communautaires.

Le LQAS confirme une mise en œuvre globalement satisfaisante
L’enquête LQAS (Lot Quality Assurance Sampling), réalisée dans 22 districts, vient compléter cette analyse. Les résultats montrent des performances encourageantes :
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97,78 % des ménages visités ;
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96,64 % des enfants ayant reçu la dose à J1 ;
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95,70 % pour les jours de traitement.
Ces résultats traduisent une mobilisation importante des acteurs et une bonne adhésion des communautés à la CPS.

Des points d’amélioration identifiés
Les travaux ont néanmoins permis de mettre en évidence plusieurs défis, notamment : Le marquage des cartes des enfants par les parents, les prise des deuxième et troisième doses de l’amodiaquine et l’optimisation de la recherche des enfants zéro dose ou incomplètement vaccinés. Egalement relever, l’utilisation insuffisante de certains outils de suivi, notamment la carte CPS, non-respect de certaines procédures de marquage, insuffisance du traitement directement observé (TDO), mais aussi des difficultés dans la recherche des enfants n’ayant pas reçu toutes les doses.

Cap sur les prochains cycles
Au terme des travaux, des recommandations ont été formulées pour renforcer la supervision des Agents de santé communautaire (ASC), améliorer l’utilisation des outils de suivi, respecter les procédures d’administration et renforcer la sensibilisation communautaire.
L’objectif est clair : tirer les enseignements de chaque cycle pour améliorer continuellement la mise en œuvre de la CPS et garantir une meilleure protection des enfants pendant la saison de forte transmission du paludisme.